1 - Les Figures de La 2° D.B.


LOUIS DIO

Louis DIO, (Vannes, 14 oct. 1908 - Toulon, 15 juin 1994) 

  

A sa sortie de Saint-Cyr à 20 ans, il choisit les troupes coloniales. Il occupe différents postes outre-mer. En 1938, il commande une Cie du groupe nomade du Tibesti au Tchad. En avril 1940, il est envoyé d'abord à Fort-Lamy, puis à Douala (Cameroun) pour former une compagnie de renfort pour la métropole. Refusant l'armistice, le capitaine Dio se place le 26 août avec son unité sous les ordres de Leclerc, facilitant le ralliement du Cameroun. Il est de toutes les campagnes de la colonne Leclerc : le Gabon (novembre 40), Koufra (1er mars 1941), Le Fezzan (41-42), la Tunisie où il est un précieux conseiller pour Leclerc. Promu colonel en juin 1943, il commande le Régiment de Marche du Tchad et un groupement tactique de la 2e DB (GTD) durant toute la campagne de France et d'Allemagne. Il succède à Leclerc à la tête de la 2e DB. Le 22 juin 1945, il est promu général de brigade à 37 ans. Il assure ensuite différents commandements outre-mer (AOF) avant de terminer sa carrière à Paris comme inspecteur général de l'Armée de Terre. Il est fait général d'armée en novembre 1965. Il est Grand Croix de la Légion d'Honneur et Compagnon de la Libération.


Compagnon de La Libération


Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

ADOLPHE VEZINET

Adolphe VEZINET, (Montjaux - Aveyron, 1er mars 1906 - Marseille, 13 janv. 1996)

 

Sous-lieutenant de réserve en 1927, il est admis en 1930 dans les cadres d'active comme lieutenant d'infanterie coloniale après un séjour de  deux ans en AOF. Il sert outre-mer, est promu capitaine en 1938. La mobilisation le trouve au Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad. Refusant la défaite, il devient l'un des artisans du ralliement de ce territoire au général de Gaulle le 26 août. Sous les ordres de Leclerc, il est de toutes les opérations du  Fezzan et  de Tunisie. Nommé commandant en 1941, Leclerc lui confie le commandement du 1erbataillon du Régiment  de Marche du Tchad. Le 25 juin 1943, ce régiment intègre la 2e DFL qui devient fin août 1943, la 2e DB. Au sein de cette unité, il prend part aux combats de la Libération de 1944 à 1945 comme adjoint puis commandant d'un groupement tactique et termine la guerre comme sous-chef d'état- major de la division. Promu colonel en février 1945, il est chef d'état-major du Corps expéditionnaire français en Extrême Orient sous les ordres de Leclerc. Après un intermède comme directeur des troupes coloniales (1946), il devient en décembre chef d'état-major de Leclerc, inspecteur des forces armées en Afrique du Nord, jusqu'à la mort de son chef en 1947. Il occupe divers postes de commandement en Indochine de 1949 à 1954 puis en Algérie. Il termine sa carrière comme général d'armée et gouverneur militaire de Lyon en 1964. Il est grand officier de la Légion d'Honneur et  Compagnon de la Libération depuis le 2 juin 1943.


Compagnon de La Libération


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ALAIN DE BOISSIEU

Alain de BOISSIEU, (Chartres, 5 juillet 1914) 

 

Il choisit la carrière des armes et sort de Saint-Cyr  en 1938. Il part à la mobilisation avec le 15e groupe de reconnaissance divisionnaire. En juin 1940, il est fait prisonnier lors des combats de l'Aisne, emmené dans un camp en Poméranie, il s'évade vers l'URSS. Avec un groupe d'évadés d'Allemagne, il réussit à rejoindre l'Angleterre par Arkangelsk et le Stizberg en septembre 1941. Il s'engage dans la France Libre. D'abord à l'état-major particulier du général de Gaulle, il suit un entraînement commando et parachutiste. Il est envoyé en mission dans l'Océan indien, puis affecté à la Force " L " du général Leclerc en Tripolitaine et désigné pour commander le PC avant de la 2e DB. En décembre 1943, Leclerc le charge d'une liaison avec le général de Gaulle ; celui-ci le charge de prévenir Leclerc qu'il ferait le débarquement par le nord avec la 2e DB et qu'il serait utilisé pour participer à la Libération de Paris (ceci est alors très secret). Le capitaine de Boissieu combat en Normandie, à Paris, où il est chargé de surveiller et de prendre le Sénat. Il combat en Lorraine et en Alsace où il succède à son camarade d'évasion le capitaine Branet à la tête de la 3e  Cie du 501e RCC. Il termine la guerre à Berchtesgaden en mai 1945 d'où il ramènera une prise de guerre : la Mercédès blindée d'Hitler, cadeau du général Leclerc au général de Gaulle. Celui-ci la redonnera aussitôt aux Anciens de la 2e DB. Il occupe différents postes de commandement en Afrique noire et en Afrique du Nord. Général d'armée, il fut Chef d'état-major de l'Armée de Terre et Grand Chancelier de l'Ordre de la Légion d'Honneur. Il est Compagnon de la Libération et est titulaire de nombreuses décorations françaises et étrangères.


Compagnon de La Libération

 

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ALBERT ZIMMER


' MORT POUR LA FRANCE '


Albert ZIMMER (12 juil.1922 -  Strasbourg, 23 nov.1944)

 

Il s'évade d'Alsace le 14 juillet 1941 pour échapper au travail forcé allemand et rejoint après bien des aventures, la 2e DB en formation au Maroc. Affecté au 501e  RCC, il est nommé maréchal des logis. Il est un des premiers à entrer dans Paris le 25 août. Il se porte volontaire pour saisir le pont de Kehl à la sortie de Strasbourg le 23 novembre 1944 : mission hautement symbolique pour lui que la libération de la capitale d'Alsace. Il est tué dans la tourelle de son char à quelques mètres de son village natal La Wantzenau. Il n'a pu réaliser le voeu pour lequel il avait obtenu une permission : embrasser sa mère. La médaille militaire lui est attribuée à titre posthume.  

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

AUGUSTIN DERICBOURG


' MORT POUR LA FRANCE '


Augustin DERICBOURG, (7 nov. 1919 - Chevilly-la-Rue, 24 août 1944)

 

Il participe à la campagne de Syrie (juin 1941) avec les FFL et à celle de Tunisie avec la Force "L". Il est adjudant-chef à l'escadron du PC avant de la 2e DB, au sein de laquelle il combat en Normandie. Aux portes de Paris le 24 août 1944, il se porte volontaire pour ramener dans la capitale le lieutenant Petit-Leroy, envoyé par le délégué militaire national Chaban-Delmas pour signaler les menaces allemandes de destruction et à qui le général Leclerc a confié une sommation au général von Choltitz, commandant du Gross Paris. Pris dans une embuscade à Chevilly-la-Rue, Dericbourg riposte à la mitrailleuse. Grièvement blessé, il continue à tirer jusqu'à l'épuisement de ses munitions. Il est tué avec Petit-Leroy. Il reçoit une troisième citation à l'Ordre de l'armée à titre posthume. Il est titulaire de la médaille militaire et de la Croix de guerre avec deux palmes.

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

GEORGES BUIS

Georges BUIS,  (Saïgon, 24 fév.1912  - Paris, 12 juin 1998)

 

Fils d'officier, il choisit la carrière militaire. Sorti de Saint-Cyr en 1934, il suit la formation de l'École des chars, puis est affecté au 509e RCC. Il est ensuite au Liban en 1938, au 63e BCC. Dès l'appel du général de Gaulle, dont il connaît les écrits et qu'il a rencontré, il veut rejoindre la France Libre. L'occasion se présente à Jérusalem en avril 1941 et il signe son engagement dans les FFL le 15 mai 1941. Il est nommé à l'état-major du général Catroux, délégué de la France Libre au Levant, dont il devient chef de cabinet après la campagne de Syrie à laquelle il participe avec la 21e brigade australienne. Nommé capitaine, il rejoint la 2DB en septembre 1943 et prend le commandement de la 1ère  Cie du 501e Régiment de Chars de Combat et participe aux campagnes de France et d'Allemagne. Il suit Leclerc en Indochine et le soutient dans sa volonté de trouver une solution politique au conflit. Il occupe ensuite différents postes d'état-major et de commandement (de 1955 à 1961 en Algérie). Il termine sa carrière à la tête de l'Institut des Hautes Études de Défense nationale, et est promu général de Corps d'armée en 1969. Il est Compagnon de la Libération et Grand Croix de la Légion d'Honneur.


Compagnon de La Libération

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

JEAN FANNEAU DE LA HORIE


' MORT POUR LA FRANCE '


Jean FANNEAU de la HORIE, (Lunéville, 31 janv. 1904 - Badonvillier, 18 nov. 1944)

 

Issu de la promotion  Metz et Strasbourg, comme Philippe de Hauteclocque, il fait ses classes à l'école de cavalerie de Saumur d'où il sort deuxième derrière le futur Leclerc. Après différents postes à l'étranger et outre-mer, il entre à l'École supérieure de Guerre en 1937. A la mobilisation, il est affecté à l'état-major de  la 2e Division légère mécanique, puis envoyé en mission en Finlande (déc.). Après l'armistice, promu chef d'escadron, il est envoyé au 2e Régiment de chasseurs d'Afrique (fév. 41), puis au 2e Cuirassiers. Après avoir rejoint la 2e DB en formation à Témara, il prend la tête d'un sous-groupement blindé et participe activement aux combats d'Écouché,  de Longjumeau et d'Antony, puis à Paris à l'hôtel Meurice, où, avec ses hommes, il capture le commandant du Gross Paris, le général von Choltitz. Après la prise de Baccarat, il est envoyé en reconnaissance le 17 novembre à Badonviller qu'il occupe après une belle charge. Il est tué le lendemain. Il est fait Officier de la Légion d'Honneur à titre posthume.

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

JEAN LUCCHESI

Jean LUCCHESI, (Moureplane - Bouches du Rhône- 24 juillet 1918) (5 novembre 2004 Bastia)

 

Licencié en droit, il est mobilisé avec sa classe en 1939. Il effectue sa préparation militaire à Saint- Cyr au début de la campagne de France. Fin mai, il se porte volontaire et à la tête d'une section d'une trentaine d'hommes, il livre des combats d'arrière garde. Fait prisonnier, il s'évade, gagne la zone sud et intègre une unité de l'armée d'armistice à Brive. En septembre 1940, il se porte volontaire pour service outre-mer. Il est affecté au groupe nomade de N'Guigmi au Niger.  Il a été choqué par la demande d'armistice de Pétain et sa demande d'arrêt des combats, il nourrit depuis cette date la volonté de rallier les Français libres. Il imagine alors de profiter d'une permission et après une expédition de trois jours dans le désert, il rencontre des Français libres. Il rejoint Leclerc à Fort-Lamy. Affecté à la 1ère compagnie de découverte et de combat du Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad, il est de tous les combats de la colonne Leclerc. Il passe au régiment de marche du Tchad de la 2e DB en formation à Témara. Il participe à la campagne de France. A la libération de Paris, il prend les Tuileries pour faciliter l'attaque du Meurice et la reddition du PC allemand. Il  participe à la libération de Strasbourg et à la campagne d'Allemagne. De retour à la vie civile, il est secrétaire général de la préfecture de Bordeaux, et termine sa carrière comme préfet hors classe. Il est Compagnon de la Libération.



Compagnon de la Libération


 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

JOSEPH PUTZ


' MORT POUR LA FRANCE '


PUTZ Joseph, ( Bruxelles, 24 avril 1895 - Grussenheim, 28 janv.1945)

 

Pour sa combativité pendant la Grande Guerre, il obtient quatre citations et la Légion d'Honneur. Gazé, il finit la guerre au 507e régiment de chars de combat. Placé dans les cadres de réserve, lieutenant en 1919 et capitaine en 1934. En 1936, épousant la cause des républicains espagnols, il s'engage dans les Brigades internationales. A  la tête d'une brigade puis d'une division, il combat à Teruel, à Madrid et à Guadalajara. Il suit le repli de l'Armée Républicaine en Afrique du Nord où il est mobilisé en 1939 puis démobilisé à l'armistice. Il reprend ses activités professionnelles. Le 25 déc. 1942, il est volontaire pour reprendre le combat au sein du Corps franc d'Afrique avec lequel il combat en Tunisie. Au moment de l'intégration de cette unité au sein du Régiment de Marche du Tchad, il prend la tête du troisième Bataillon composé en majorité d'éléments du Corps Franc, dont des Espagnols. Il participe à la campagne de Normandie, à la Libération de Paris et de Strasbourg. Lors de l'attaque de Grussenheim devant Colmar, il est tué le 28 janvier 1945. Il est fait Compagnon de la Libération le 24 mars 1945.


Compagnon de la Libération

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

MARC ROUVILLOIS

Marc ROUVILLOIS, ( Rennes, 19 juil. 1903 - Boulogne - Billancourt  19 mai 1986)

 

Saint-Cyrien, de la promotion Metz et Strasbourg  comme Philippe de Hauteclocque avec qui il conserve de solides liens de camaraderie. Il sert au Maroc, en Syrie et au Liban. Il est mobilisé au 46e groupe de reconnaissance de division d'infanterie. Blessé, prisonnier, il est libéré le 30 juillet 1941 et sert en Afrique du Nord au 9e Régiment de Chasseurs d'Afrique. Il rejoint le 12e groupe autonome de chasseurs d'Afrique à Thiès au Sénégal où il est l'adjoint de Langlade.  Début 1943, il combat en Tunisie puis passe au 12e  Régiment de chasseurs d'Afrique-bis qui devient le 12e Cuirassiers. En septembre 1943, il fait mouvement avec son unité sur Témara qui intégre la 2e DB. Il combat en Normandie et à Paris où il dirige l'attaque qui libère le Quai d'Orsay, le 25 août. Il est nommé lieutenant-colonel en septembre. Commandant le 12e Cuirassiers et un sous-groupement tactique, il force, par une manoeuvre hardie et rapide, le passage des Vosges au col de la Petite Pierre, se rabat sur Saverne, semant la désorganisation sur les arrières ennemies. Il fonce sur Strasbourg le 23 novembre, surprenant à nouveau l'adversaire. Affecté à différents postes de commandement, il termine sa carrière comme général de brigade en 1954. Grand Officier de la Légion d'Honneur, il est titulaire de la Croix de Guerre 1945 avec 7 palmes.

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

MARCEL BIZIEN


' MORT POUR LA FRANCE '


Marcel BIZIEN (Pleben, Finistère, 21 avril 1921 - Paris, 25 août 1944)

 

Passé par l'Espagne et le Portugal, il gagne l'Angleterre pour s'engager dans les Forces françaises libres le 22 juillet 1941. Affecté le 1er décembre à l'escadron mixte du capitaine Branet, il est détaché avec son unité auprès de la 5e Division blindée canadienne. Il rejoint la 2e Division Française Libre en Tripolitaine et le 501e Régiment de Chars de Combat de la 2e  DB en formation à Témara (Maroc). Sergent, Bizien devient chef de char et c'est sur le "Douaumont" qu'il éperonne un Panther allemand, place de la Concorde, lors des combats de la Libération de Paris le 25 août 1944. Il réussit à sortir de son char et lance une grenade sur le blindé allemand. Au moment où il essaie d'arracher son Sherman à l'épave fumante du Panther, il reçoit une balle dans la nuque. Il est cité à l'ordre de l'armée pour son acte de courage : la Croix de Guerre avec palme et la  médaille militaire lui sont décernées à titre posthume.

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

NICOLAS ROUMIANTZOFF-PACHKEVITCH

Nicolas ROUMIANTZOFF - PACHKEVITCH, (Ianovaka, Russie, 9 mai 1906 - Paris, 15 avril 1988)

 

Orphelin, il quitte la Russie avec sa grand-mère après la Révolution russe en 1917. En 1924, il entre à Saint-Cyr en qualité d'élève étranger. Il sert au Levant, au Maroc et en Syrie Il participe à la campagne de 1940 au sein du 97e groupe de reconnaissance divisionnaire. Lord Gort, commandant du corps expéditionnaire britannique lui décerne la Distinghished Service Order pour ses faits d'armes en juin 1940. Il a été naturalisé français en juin 1939. Après l'Armistice, il est affecté au Maroc au 1er REC d'où il tente de rejoindre les FFL en passant par la zone espagnole. Arrêté en mars 1941, il réussit à s'évader en gagnant  Tanger avec l'aide de la Résistance locale. En Grande-Bretagne, il signe son engagement dans les FFL, le 1er décembre. Nommé capitaine, affecté à l'état-major du général de Gaulle, puis à la Colonne Volante, il participe aux combats d'El-Alamein (nov. 1942), puis à la campagne de Tunisie où il résiste vaillamment à l'attaque des forces de Rommel le 6 mars à l'Oued Gragour ce qui lui vaut la Croix de Compagnon de la Libération. A la formation de la 2e DB, il est chef d'escadrons au 1er Régiment de Spahis Marocains. Il participe à la  campagne de France et termine comme chef d'état-major de la 10e Division en janvier 1945. Après guerre, il exerce divers commandements outre-mer et à l'étranger. Promu général de brigade, il est grand officier de la Légion d'Honneur.


Compagnon de La Libération

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

PAUL GIROT DE LANGLADE

Paul GIROT de LANGLADE, (Meilhaud, Puy-de-Dôme, 26 juillet 1894 - Paris 16 janv. 1980)

 

Engagé volontaire en 1913, il est capitaine en 1918 pour ses  faits d'armes pendant la Grande Guerre qui lui ont valu 7 citations. Issu du rang, il sert au Maroc (il y connaît Philippe de Hauteclocque en 1929) où il reste en poste jusqu'à la guerre. Il est envoyé sur la ligne Mareth en Tunisie. En avril 1941, il est nommé à la tête du 12e groupe autonome du 12e Régiment de Chasseurs d'Afrique, transféré au Sénégal. Promu lieutenant-colonel en mars 1942, il est secondé par deux officiers, Rouvillois et Gribius, autres combattants de la future 2e DB. Avec un escadron de son régiment, il combat en Tunisie. En sept. 1943, Leclerc lui demande d'intégrer avec son régiment, le 12e RCA, la 2e DB en constitution à Témara et lui confie au printemps 1944, le commandement du groupement tactique " L "à la tête duquel il effectue les campagnes de France et d'Allemagne. Il est promu général de brigade en 1945. Après guerre, il occupe différents commandements, dont celui de l'École d'Application de l'Armée Blindée de Saumur. Il quitte l'armée d'active en 1954. Il est Grand croix de la Légion d'Honneur.

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

PÈRE JEAN HOUCHET


' MORT POUR LA FRANCE '


Père Jean-Baptiste HOUCHET (Courcy, Manche, 1903 -  Strasbourg, 23 nov.1944)

  

Fils d'un ouvrier de l'arsenal de Cherbourg, il entre dans l'Ordre des Pères du Saint-Esprit et part comme missionnaire au Congo. Il rallie la France Libre dès juillet 1940 et est affecté comme aumônier au 1er Bataillon de Marche. Il prend part aux opérations du Gabon (nov.). Avec son unité, il rejoint la Syrie où il se signale aux durs combats de Damas (juin 1941). De retour à sa mission au Congo, il intègre l'unité du commandant Massu et participe à toutes les campagnes de la Force L et de la 2e DB comme aumônier divisionnaire. Au mépris du danger, il n'hésite pas à se porter en avant pour donner aux blessés et mourants le secours de la religion. Il tombe au pont de Kehl lors de la prise de Strasbourg le 23 novembre 1944. Il est fait Compagnon de la Libération le 24 mars 1945.


Compagnon de la Libération

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

PHILIPPE PESCHAUD

Philippe PESCHAUD, (Saint Quentin, 1er février 1915) ( 08 Mai 2006 - Paris)

 

Eleveur au Cameroun,  mobilisé dès 1939, il refuse la défaite. Il déserte de son unité et rejoint le Nigéria  pour continuer la guerre aux côtés des Anglais. Il repart vers Yaoundé et fait ses premières armes au Gabon (nov. 40) sous les ordres du capitaine Dio. En 1941, il suit la préparation à l'Ecole des Cadets à Brazzaville, d'où il sort aspirant et rejoint la colonne Leclerc. Fidèle de Leclerc, il est de toutes les campagnes du Fezzan à l'Allemagne. Au sein de la 2e DB, il commande un peloton de la circulation routière. Volontaire pour l'Indochine, il est au cabinet de Leclerc. En 1947, il épouse une rochambelle, Rosette Trinquet, et de retour à la vie civile, fonde sa propre société spécialisée dans la logistique des bases pétrolières. Président de l'association des Anciens de la 2e DB durant 32 ans (1967-1999), il est depuis 1974 président de la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque. Il est Grand croix de la Légion d'Honneur.

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

ROBERT GALLEY

Robert GALLEY (Paris, 11 janv. 1921) - (8 juin 2012 à Troyes)

 

Etudiant en mathématiques supérieures, refusant la défaite, il quitte la France le 21 juin 1940 déguisé en soldat polonais pour rejoindre l'Angleterre et signe son engagement dans les FFL le 6 juillet 1940. Il participe à l'opération de Dakar (23-25 septembre) et combat en Syrie au sein de la 1ère Compagnie autonome de Chars de la France Libre. Il prend part à la bataille d'El  Alamein (oct. 1942) puis à la campagne de Tunisie. Affecté au 501e RCC  de la 2eDB en formation à Témara, il fait toute la campagne de France comme chef de section. Il se distingue notamment aux abords d'Écouché (le 12 août) en dirigeant "à pied l'attaque de ses chars" contre les blindés allemands, et rue de Rivoli le 25 août lors de l'assaut du PC du Gross Paris. En décembre, il est le seul survivant des 12 chefs de section du 501e  RCC débarqués à Utah-Beach, le 3 août 1944. Après guerre, il mène une carrière politique : plusieurs fois ministre, maire de Troyes, député de l'Aube. Il est Compagnon de La Libération.


Compagnon de La Libération

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses

ROBERT JUMEL


' MORT POUR LA FRANCE '

Robert JUMEL, ( 28 avril 1920 - Bertrichamps -  Meurthe-et-Moselle, 2 nov.1944)

 

A l'appel du général de Gaulle le 18 juin 1940, ce jeune homme de 20 ans, réfugié en Bretagne avec sa mère et ses soeurs, gagne l'Angleterre sur une barque de pêche et s'engage dans les FFL. En novembre 1941, il rejoint la colonne Leclerc au Tchad et participe aux opérations du Fezzan et de Tunisie avec un courage qui lui vaudra plusieurs citations. Lors de la formation de la 2e DB au Maroc, il est affecté au 1er bataillon du RMT avec lequel il fera toute la campagne de France. Il ne se départit pas de sa bravoure puisqu'en Normandie et  dans les Vosges, il est cité à l'ordre du corps d'armée. Au cours d'une patrouille, il est fauché par une rafale de mitrailleuse près de Bertrichamps (Meurthe-et-Moselle), le 2 novembre 1944. Il est fait Compagnon de la Libération sur un avis très favorable de Leclerc qui se souvient de ce vaillant sous-officier.

 

Christine Levisse-Touze et Colonel Maurice Courdesses



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